Thomas Lavachery

Thomas Lavachery


Interviewé par Enlivrez-vous:

Je suis né en 1966, le 11 septembre (on ne choisit pas). Mon re était professeur de pédagogie ; ma mère a d'abord é dessinatrice politique avant de s'occuper d'antiquités. [...] Dans ma maison, quand jtais enfant, il y avait des livres, des tas de livres, et aussi plein d'animaux : chiens, chats, lapins, chèvres, tortues, furets, tritons et même des singes du Brésil, des ouistitis à pinceaux. Mes parents encourageaient énormément ma cativité. [...] Inutile de dire que leur attitude fut déterminante.

Ma première passion a é la bande dessinée. Je suis belge, n'est-ce pas, et la moitié de mes copains dessinaient ou auraient voulu le faire. Franquin (Gaston Lagaffe) était notre Dieu. [...] Lorsque, à 18 ans, j'ai commencé à publier des planches dans le journal Tintin, j'ai alisé que je voulais devenir romancier. Je pense que ce changement est dû avant tout à la lecture du Quatuor d'Alexandrie, de Lawrence Durrell, aussitôt suivie par celle de la correspondance de Durrell avec Henry Miller. Je me suis identifié à ces hommes-là, qui ont détrô Franquin et Her dans mon panton personnel. Voilà.

Mais avant de publier mon premier roman, Bjorn le Morphir, avant d'être en mesure d'écrire un texte qui tienne un peu la route, il m'a fallu des anes et des anes, pendant lesquelles j'ai fait un tas de choses : étudier l'Histoire de l'Art, servir dans des restaurants, lire et lire et lire encore, manger, dormir, jouer dans des films de pirate, élever des tritons ants, réaliser des documentaires, enseigner le tango à des argentins, épouser Nathalie et avoir deux garçons (Jean et Simon), réfléchir, glander,diger de mauvais textes, déprimer à cause de ça, visiter la Mongolie Extérieure, poser nu pour des calendriers, jalouser Jim Harrisson, enseigner (ts mal) la ographie (certaines de ces informations sont fausses).

Je n'avais pas prévu d'écrire des romans jeunesse. Bjorn le Morphir est une histoire que j'ai racone à Jean, mon aîné, durant plusieurs soirées. Personnellement, je lis peu de fantastique, aussi étrange que cela puisse paraître. Sans Jean, je n'aurais jamais inventé Bjorn et je n'aurais sans doute pas commen ma carrière d'écrivain par un récit fantastique. Je peux donc le remercier, mon fiston. Dieu sait quelles sottises ennuyeuses j'aurais é capable de pondre si je n'avais pas eu d'enfant ? Imaginez un livre sans combats, sans trolls et sans dragons... Pfu !














_______ Bjorn le Morphir
______________ Bjorn aux Enfers - Tome 1: Le prince oublié
_____________________ Bjorn aux Enfers - Tome 2: La mort du loup
____________________________ Bjorn aux Enfers - Tome 3: Au coeur de Tanarbrok
___________________________________ Bjorn aux Enfers - Tome 4: La reine bleue
__________________________________________ Île de Pâques 1934: Deux hommes pour un mystère
_________________________________________________ Pâques: l'île mystérieuse
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# Posté le vendredi 01 août 2008 08:11

Modifié le mardi 14 juillet 2009 06:41

People or not people (Lauren Weisberger)

People or not people (Lauren Weisberger)
Un job qu'elle déteste, un patron méprisant, une vie sentimentale réduite à néant alors que sa meilleure amie se fiance: pour Beth, c'en est trop ! Elle décide de reprendre son destin en main et démissionne sur un coup de tête. Après un repos bien mérité devant sa télé, elle accepte, poussée par son oncle Will, un boulot dans une boîte de communication. Son quotidien prend soudain une tout autre tournure: Beth troque ses pantoufles contre des escarpins et son farniente contre un agenda de ministre. Embarquée dans le tourbillon de la vie nocturne new-yorkaise, elle savoure les petits plaisirs que lui offre cette situation, jusqu'à ce qu'elle découvre que la presse people s'intéresse de près à ses nuits mouvementées...

Mon avis
Tout d'abord, l'Histoire de ma lecture (elle en vaut la peine xD)... J'ai commencé à lire ce livre il y a je pense plus d'un an, voire deux. Je l'ai laissée tomber, faute d'y trouver un quelconque intérêt. Je m'étais arrêtée au septième chapitre, sans avoir perçu la moindre action digne d'intérêt (je parle en mon nom biensûr). Je lisais page après page à un rythme plus que soutenu (disons deux pages par nuit loool) et j'ai fini par bais
ser les bras, chose qui ne m'était jamais arrivée jusqu'alors (il faut dire que la littérature m'a toujours passionnée, quelle qu'elle soit, tout me va)... Mais ce roman-là... Bref, voici plus d'un an qu'il traîne à côté de mon lit, dans l'espoir d'être un jour achevé. Et ce jour est enfin arrivé :D
J
'ai repris cette lecture hier, à la page exacte où je m'étais arrêtée précédemment, dans le but de terminé ce que j'avais alors commencé. Pourquoi hier ? Je faisais le grand nettoyage, et ce livre ne sera pas ran avant d'avoir é lu de A à Z... Il me fallait donc le terminer pour pouvoir passer à autre chose.
J
'étais donc arrie au chapitre 7 ... J'ai lu, lu, lu, dévoré l'histoire en fait, mais le temps passant toujours trop vite quand on voudrait qu'il prenne son temps, j'ai stopper momentanément ma lecture pour la repporter au lendemain... Et là, surprise ! lorsque j'ai réouvert le roman au chapitre 19 !
Eta
nt donné qu'il est composé de 33 chapitres, il va sans dire que je viens de le terminer dans l'instant 8-p

Je résumerai donc l'histoire de cette lecture par: ennuyeux à mourir au départ (la mise en place de l'histoire se fait sans la moindre action digne d'intérêt), mais palpitante par la suite et ce, jusqu'à la fin.
La qualité que je mettrai en avant est sans hésitations le fait que l'histoire touche "à tout": l'actualité, le monde People, le boulot et ses exigeances, la vie en dehors du boulot, la fête, les relations de famille, l'amour, les rencontres, les compromis divers, les dilemmes en tous genres, le questionnement incessant auquel chacun d'entre nous est confronté sans relâche à tous points de vue, la mode, etc. Autant de thèmes abordés de fon excellente et digne d'intérêt (l'intérêt étant sit à la suite du chapitre 6 à peu près, je pense...).

Une seule recommandation: ne vous laissez pas abattre par le côté plat des quelques premiers chapitres, lisez, lisez, et passé une bonne centaine de pages, le reste se trouve être excellent, plein de rebondissements, digne d'intérêt... Bonne lecture !

Ma
note: 15/20


Un extrait (p 128, chap. 7)
Re-lax, amuse-toi, re-lax, amuse-toi, me suis-je mise à psalmodier dans ma tête, en espérant rester détendue et cool. Mais ça n'a pas été trop dur de m'auto-persuader car, tandis que je me blottissais étroitement contre ce demi-dieu à la peau dorée qui me tendait une coupe de champagne, mon cerveau s'est mis en veilleuse. J'ai siroté cette coupe-là, puis j'ai vidé la suivante quasi cul sec, et ensuite par un mystérieux enchaînement, je me suis retrouvée perchée sur les genoux de mon cavalier, en train de rire avec toute la tablée de je ne sais quel scandale mondain, pendant que ce sublime étranger jouait avec mes cheveux et allumait mes cigarettes.
J'avais tout oublié - que j'étais la seule personne toute fagotée de noir de la boîte, que je venais de me faire insulter par la garce qui se régalait de me tourmenter à la fac, que je ne possédais rien qui puisse s'apparenter, ni de près ni de loin, à un sens du rythme. Je me souviens qu'à un moment donné, un type a demandé à son ami l'Anglais qui était la nouvelle et charmnate créature sur ses genoux, mais avec mes facultés quelque peu émoussées, je n'ai compris qu'ils parlaient de moi que lorsque l'Anglais m'a enlacée en disant:
- Je viens de la découvrir - fabuleuse, non ?
Et la charmante créature, la fabuleuse découverte, de glousser avec délectation avant d'embrasser son admirateur à pleine bouche.
Dieu merci, c'est la dernière chose dont je me souvienne.

# Posté le vendredi 01 août 2008 08:11

Modifié le vendredi 27 mars 2009 13:51

Messieurs les enfants (Daniel Pennac)

Messieurs les enfants (Daniel Pennac)
Sujet:

Vous v
ousveillez un matin, et vous constatez que, dans la nuit, vous avez été transformé en adulte. Complètement affolé, vous vous précipitez dans la chambre de vos parents. Ils ont é transformés en enfants.

Racontez la suite.


***


... what I think about it ...

Pour couper court à la désormais célèbre saga Malaussène, quoi de mieux que d'inventer un sujet de leçon et de s'en inspirer pour son nouveau roman ... Superbe idée. De même, roman très original, avec quelques surprises à la clé. Pour les admirateurs de la famille Malaussène, pas de panique ! Ils décelleront assez rapidement quelques familiarités telles que la mention de Belleville, et bien sûr les plus que connues tournures de phrases humoristiques dont nous a habitués le talentueux Monsieur Pennac ^^
J'
ai été aux anges durant toute ma lecture, autant que lors des prédents. Rien n'est à jeter, tout est prendre, à savourer, et l'imagination étant un peu plus sollicitée pour ce roman-ci que pour les autres, Pennac marque un point en touchant un public un peu plus large que de coutume... Bravo ! 19/20 :D
Mon p
ersonnage préféré ? Le très énigmatique Crastaing ("L'imagination, ce n'est pas le mensonge", dit de la part d'un professeur, cela peut surprendre ^^)



... extrait ...

(
pp.23-25) La sonnerie de fin de cours retentit sur le regard meurtrier de Nourdine Kader et toutes les classes du collège explosèrent.
-
Kader, Pritsky, Laforge, pas vous !
Cueillis dans leur élan, les trois garçons retomrent sur leur chaise.
-
Puisque vous revendiquez tous les trois le même dessin, vous allez me faire le même devoir supplémentaire. Pour demain matin. La solidarité, ça entraîne des conséquences.
Dehors, on entendait M. Foiriez, le conseiller d'éducation, beugler à tue-tête: "On ne court pas dans les couloirs !". M. Lanval, le principal, essayait de tempérer ses ardeurs gyrophares: "Laissez, Foiriez... ça fait trente ans que je... autant pisser dans une épuisette..."
Cr
astaing avait pris une craie:
- Vos cahiers de textes, s'il vous plaît. Ce sera une rédaction.
Cr
astaing écrivait en dictant. Ses phrases zébraient le tableau. Il avait ce genre d'écriture électrique, orageuse, une succession d'éclairs, de la colère en biais, les accents et les points s'abbattant en grêle sur les phrases formées.

Sujet:
V
ous vous réveillez un matin, et vous constatez que, dans la nuit, vous avez été transformé en adulte. Complètement affolé, vous vous précipitez dans la chambre de vos parents. Ils ont été transformés en enfants.
Racontez la suite.


Crastaing se retourna:
- J
e dis bien la suite: ce qui se passe après !
Joseph Pritsky osa une question:
- Quel âge, les enfants, monsieur ?
Cra
staing bouclait son cartable.
-
Cinq à sept ans, pas plus.
NOURDI
NE: Et s'ils ont pas de parents, qui c'est qui se transforme en enfant ?
CRAS
TAING: L'adulte le plus proche.
Co
mme toujours dans les scènes cruciales, Crastaing se retourna sur le pas de la porte, doigt pointé, regard aigu:
- Pa
s de solution de facilité, s'il vous plaît ; ce n'est ni un rêve, ni les Martiens, ni une facétie de fée, c'est la alité: vous adultes, et vos parents tout petits. Compris ? Pour demain matin, huit heures. Et n'oubliez pas: l'imagination, ce n'est pas le mensonge !
Exit
Crastaing, avec cette façon de sortir bien à lui, comme une disparition.

# Posté le vendredi 01 août 2008 08:10

Modifié le vendredi 27 mars 2009 13:45

Bjorn aux enfers - Tome 1: Le prince oublié (Thomas Lavachery)

Bjorn aux enfers - Tome 1: Le prince oublié (Thomas Lavachery)
<< Je t'attends, Morphir. >>
Personne n'a oublié le message du roi Harald adressé à Bjorn à la fin de Bjorn le Morphir. Un message aussi énigmatique qu'inquiétant. Quel genre de mission allait donc être confiée au jeune Viking ?
Elle a de quoi faire frémir. Le souverain lui ordonne de descendre au fond de la terre afin d'arracher son fils, le prince Sven, à la cruelle Mamafidjar, reine des enfers. Cela n'a rien d'une promenade de santé, même pour un morphir aux pouvoirs exceptionnels. Heureusement, Harald encourage Bjorn à s'entourer de compagnons de son choix. Un guerrier au coeur tendre, une fiancée pleine de fougue, un demi-hirogwar, une chèvre et un bébé dragon souffreteux feront donc partie du voyage.
Lors de cette descente aux enfers, le jeune Viking va mettre à l'épreuve ses qualités de chef et se découvrir de nouveaux pouvoirs insoupçonnés.



Un extrait (p153) :

"- Jamais vu ça, dit Ketill.
Svartog nous appela à ce moment. Il avait quitté le mur aux nombreuses galeries et se trouvait de l'autre côté de la salle, devant deux trous sombres assez bas.
- Là-bas ça monte et on sent un air frais, nous apprit-il en désignant les galeries en face. Ici, en revanche, ça descend. Et il y a un souffle chaud qui sort... Je le sens très bien.
Il se plaça devant l'un des trous et y entra la tête.
- Ca ressemble à une haleine monstrueuse ! cria-t-il.
Daphnir s'excitait dans mon sac à ventre ; je le libérai et le déposai par terre.
Le chemin des enfers est par là, c'est sûr, déclara Svartog en revenant vers nous. Maintenant, lequel des deux trous est le bon, ça je n'en sais rien.
- Peut-être les deux, suggéra Sigrid à côté de moi.
- Ce serait trop facile, dit Ketill.
- Il faudra choisir et nous choisirons.
Ayant dit, je m'allongeai sur le dos pour me détendre un peu."


Ma note et mon avis:

Je commencerai par rappeler que ce livre est la suite de Bjorn le Morphir [ * ici * ].
Ce deuxième tome est à la hauteur du premier, un vrai régal. Thomas Lavachery a un réel talent d'écrivain, il sait plonger le lecteur dans le monde de son personnage Bjorn dès les premières lignes de ses histoires, place l'intrigue de départ très rapidement (ce qui met le lecteur en haleine dès le début de sa lecture), agrémente ses péripéties de multiples petites aventures, interrogations, doutes, actions, suspenses... Un vrai plaisir, un bon moment de détente !
Ma note: 17/20
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# Posté le lundi 28 juillet 2008 12:20

Modifié le mercredi 13 août 2008 03:58