L'Amerloque (Susie Morgenstern)

L'Amerloque (Susie Morgenstern)

__________________________________________________________________________________


"Malgré moi, je la guette derrière la porte blindée. Je la déteste d'avance."
Mathilde avait espéré qu'elle échapperait à une treizième fille au pair, mais ses négociations ont échoué.
Il y a eu Lucinda, Betsy, Laura, Sally, Anita, Carol, Phyllis, Nelly, Cynthia, Judy, Gloria, Marcia... et voilà Elsie.
Elsie est une bourrasque noire américaine. La malle qui l'accompagne est deux fois plus grosse qu'elle.
Elle regarde tout le monde droit dans les yeux. "Sleep !" annonce-t-elle.
Elle se couche tout habillée et dort sans interruption pendant trois jours. Mais quand elle se réveille... quel choc !



Une magnifique comédie que je conseille à tous, jeunes et moins jeunes. Un livre plein d'humour, d'aventure, de suspens, d'amour, de joie et d'anglais qui se laisse dévorer. Il conviendrait particulièrement à une deuxième année secondaire, vers la fin de l'année (pour faire référence au récit). Quelques notions d'anglais permettront au lecteur de s'approprier le livre plus aisément, mais ce n'est pas chose obligatoire car chaque parole prononcée à l'anglaise est de suite traduite à la française.
J'ai moi-même lu ce livre en trois-quatre heures, passant du stade du rire au stade du questionnement... Mais je ne vous en dis pas plus ! Bonne lecture !



Devant une boulangerie, Elsie hume le pain chaud.
"Baguette", hurle-t-elle comme un enfant. "Tu as des sous", me mime-t-elle, cherchant dans mes poches en criant: "Money ?"
Je lui tends le billet que maman m'oblige à porter toujours sur moi, depuis le jour où elle (et non pas la fille au pair) a oublié de venir me chercher à la danse. Je n'avais pas un centime pour téléphoner, ni pour le bus. Je m'étais bien débrouillée en expliquant l'affaire au chauffeur, mais ça a inspiré à maman de promulguer une nouvelle loi: "Il faut toujours que tu aies de l'argent sur toi."
Elsie entre dans la boulangerie. "Bone gioure, baguette !", dit-elle comme elle aurait dit: "Bonjour, patate."
Elle tend les mains, saisit deux baguettes, ouvre grand la bouche et la referme avec un "Mmiammm" international. Le boulanger ne se vexe pas.
"It's O.K.", m'accorde-t-elle. "It'll be O.K."
Ca va aller pour qui? Elle suit le bout de sa baguette le long du boulevard Malesherbes. Un mendiant, déjà installé sur le trottoir, nous fixe. Elsie lui sert son inévitable "Hi !" puis se reprend en lui donnant un morceau de pain: "Bonjour, baguette."

# Posté le lundi 24 mars 2008 06:13

Modifié le dimanche 27 avril 2008 03:24

A l'ombre de Claire (Marie Rousseau)

A l'ombre de Claire (Marie Rousseau)
Résumé du livre:

"Elle a pris le nom de Marie Rousseau pour raconter ses deux années chez les clarisses...
Elle décrit sa vie au monastère avec précision et froideur, comme pour tenir à distance les blessures qu'elle en a gardées...
Chez les clarisses de A., on est en plei 19 ème siècle.
Marie, elle, est une jeune femme du 20ème siècle, une chrétienne du concile Vatican2.
Elle voit dans l'excès de mortifications- notamment la flagellation pendant la semaine sainte- l'expression d'une jouissance malsaine. Et elle le dit...."

Mon avis:

Voici un livre qui m'a beaucoup plus car je ne connaissais pas du tout ce qui se passait dans les monastères et quel choc j'ai eu en lisant ce livre: les soeurs qui ne se lavent jamais, qui mangent de la nourriture qu'elles laissent périmées dans le grenier avant de manger, la mère supérieure qui pendant ce temps se goinffre de sucreries dans son bureau, l'interdiction d'allumer le chauffage en plein hiver et alors le pire de tout... la flagellation.... Je n'en revien pas! Franchement, après cette lecture, je reste sur le c.... désolé mais c'est vraiment ce que je ressens lol. J'en reviens pas comme les livres, la télévision font passer le monastère pour quelque choses de correct, de sain alors que dans la réalité, il en est tout autre chose.
Ce livre m'a permis d'élargir ma culture et devoir qu'outre l'extrême position de l'Etat dans la religion, il y a d'autres choses (plus cachées et parfois plus graves) qui existent encore à l'heure actuelle.

Ma note: 8/10

Un extrait: Survint ensuite un événement que je n'oublierais jamais. En effet, de retour dans la salle communautaire, soeur Saint-François, le plus naturellement du monde demanda à quelle heure il fallait agiter la crécelle, pour la "flagellation. La réponse de notre mère fut tout aussi naturelle: "A 5h30..." Mon émotion fut si grande que sur le moment, je me trouvai muette
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 24 mars 2008 06:12

Modifié le vendredi 02 mai 2008 14:08

Lorsque j'étais une oeuvre d'art (Eric-Emmanuel Schmitt)

Lorsque j'étais une oeuvre d'art (Eric-Emmanuel Schmitt)
Lorsque j'étais une oeuvre d'art est un livre sans équivalent dans l'histoire de la littérature, même si c'est un roman contemporain sur le contemporain. Il raconte le calvaire d'un homme qui devient son propre corps, un corps défaçonné en oeuvre d'art au mépris de tout respect pour son humanité. Malléable, transformable, il n'est plus qu'un corps sans âme entre les mains d'un esprit diabolique dont le génie tient avant tout à son manque de scrupule. (Michel MEYER)

Un chef-d'oeuvre qui raconte précisément l'histoire d'un chef-d'oeuvre raté. C'est original en diable, cruel comme la modernité et éloquent comme une parabole. (Roger BICHELBERGER)

On peut être sûr qu'avec Schmitt on sera surpris. Il a sa place au musée des inventeurs. (Eric OLLIVER)

Un conte moral aussi dérangeant que divertissant. (François BUSNEL)

Je vais essayer de laisser le voile qui plane sur le mystère de ce roman autant que possible dans ma critique... Il parle d'amour, comme tout roman qui se respecte. Il dénonce le mal-être, témoin de notre Société. Il parle de laideur et de beauté, deux concepts qui ne sont peut-être pas, au final, aussi opposés qu'on le pense. La manipulation, la vengeance et la liberté sont également les thèmes principaux de ce roman. Cependant, il me semble que la recherche de soi en est le fil conducteur.

Que dire, sinon que ce roman est une dénonciation de tous les maux de notre Société, qu'il nous entraîne dans une aventure, nous fait réfléchir sur notre propre situation... Exceptionnel, qualificatif le plus adéquat pour Lorsque j'étais une oeuvre d'art.

Il ne s'agit pas de vanter les mérites d'un produit, mais plutôt de faire l'éloge d'une oeuvre qui a gagné sa place au rang des incontournables... 19/20, parce qu'un sans-fautes n'existe probablement pas, mais que ce roman s'en rapproche dangereusement ^^

# Posté le dimanche 23 mars 2008 11:41

Modifié le dimanche 27 avril 2008 03:17

Et après... (Guillaume Musso)

Et après... (Guillaume Musso)
A huit ans, Nathan est entré dans le tunnel lumineux de la "mort imminente".
Plongeant dans un lac pour aider une fillette, l'enfant s'est noyé.
Arrêt cardiaque, mort clinique. Et puis, contre toute attente, de nouveau, la vie.
Vingt ans plus tard, Nathan est devenu l'un des plus brillants avocats de New-York. II a tout oublié de cet épisode traumatisant. Il a même fini par épouser la "petite fille du lac", Mallory, sa femme qu'il a passionnément aimée, puis qui l'a quitté, et qui lui manque comme au premier jour...
Mais Nathan ignore que ceux qui reviennet de l'autre côté ne sont plus tout à fait les mêmes. Aujourd'hui, il connaît la réussite, la notoriété et la prospérité.
Il est temps pour lui de découvrir pourquoi il est revenu.


Mon avis: Un livre surprenant à lire absolument!
Dès le début, je me suis plongée dans cette histoire extraordinaire et magnifique!
Si vous ne l'avez pas encore lu, courez l'acheter car il est magnifique!
Et vous verrez que jusqu'à la fin, il vous tiendra en haleine!

Ma note: 8/10

# Posté le dimanche 23 mars 2008 11:40

Modifié le jeudi 01 mai 2008 13:06